AIR CANADA SE DOTE D’UNE POLITIQUE SUR LES OBJETS SACRéS, TELLE QUE RéCLAMéE PAR L’APN

Les passagers d'Air Canada pourront bientôt réserver un espace pour leurs objets spirituels ou sacrés. Le transporteur se dote ainsi d’une politique sur les objets sacrés, comme le réclamait la cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Cindy Woodhouse Nepinak, depuis que des employés du transporteur ont tenté de ranger sa coiffe dans la soute à bagages en avril dernier.

Nous appuyons pleinement les nouveaux protocoles d’Air Canada qui reconnaissent les objets traditionnels et cérémoniels, s’est réjouie Mme Woodhouse Nepinak.

Les passagers pourront réserver un espace pour leurs objets sacrés au moins 24 heures avant l’embarquement. Ils pourront aussi le faire une fois à l’aéroport, mais un espace en cabine ne leur sera pas garanti.

S’il manque d’espace en cabine pour les objets spirituels, ils pourront être transportés en soute ou les clients pourront réserver un autre vol sans frais.

Cette nouvelle politique entrera en vigueur le 10 juillet, a confirmé par courriel un porte-parole du transporteur.

Dans un vol en direction de Montréal, en avril dernier, Cindy Woodhouse Nepinak avait avec elle sa coiffe, dans son étui, mais l’espace manquait pour les bagages en cabine. La situation s’est envenimée quand le personnel a voulu envoyer la coiffe dans la soute à bagages de l’avion.

La cheffe nationale a finalement dû porter sa coiffe sur ses cuisses, alors que l’étui a été envoyé dans la soute à bagages.

Dans les jours suivant l’incident, Air Canada a contacté Mme Woodhouse Nepinak pour mieux comprendre son expérience et s’en excuser.

L’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), qui assure le contrôle des bagages dans les aéroports, dispose déjà d’une politique sur les objets sacrés et spirituels.

Son personnel de contrôle a reçu pour consigne de manipuler les objets sacrés et spirituels avec soin et de manière respectueuse, et de les contrôler sans les tenir ou les toucher, peut-on lire sur le site web de l’ACSTA.

Cindy Woodhouse Nepinak espère que toutes les compagnies tireront des leçons de cette histoire.

D’après un texte de Janell Henry, de CBC Indigenous

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