L’ANNULATION PAR WESTJET DE 40 VOLS AFFECTE 6500 PASSAGERS

Le transporteur aérien WestJet annonce qu’il a déjà annulé 40 vols entre mardi et mercredi, en prévision d'une grève que pourrait déclencher le syndicat des mécaniciens à compter de jeudi soir. Ces annulations affectent 6500 passagers.

WestJet recommande ainsi à ses passagers de vérifier l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport, en consultant notamment sa page Guest Updates, pour obtenir de plus amples renseignements sur l'état des vols, les changements de voyage et plus encore.

La décision de WestJet d’annuler des dessertes fait suite à un préavis de grève déposé lundi par l’Aircraft Mechanics Fraternal Association (AMFA), le syndicat qui représente quelque 670 membres de son personnel. Ceux-ci sont composés d’ingénieurs d’entretien d’aéronefs et d’employés occupant d’autres postes spécialisés.

Dans un communiqué diffusé mercredi, la direction de la compagnie basée à Calgary se dit extrêmement désolée d’en être arrivée à activer son plan d'urgence consistant notamment à clouer des avions au sol.

Une nouvelle convention collective au cœur du différend

L'AMFA a justifié son préavis de grève par le fait que, d’après lui, la direction de WestJet a décidé de rompre les négociations qui étaient en cours.

La compagnie, pour sa part, a fait savoir qu’elle a demandé au ministère fédéral du Travail de renvoyer les négociations au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), qui arbitrerait ensuite les termes d'une convention collective.

Dans une publication sur les réseaux sociaux (X et Facebook), le ministre Seamus O’Regan Jr. a indiqué, mardi, qu'il a renvoyé le différend au CCRI, afin que celui-ci trouve une voie à suivre pour [une] première convention collective entre les deux parties.

WestJet explique que, dans l’attente d’une décision du Conseil en ce sens et pour parer à toute éventualité, elle a préféré prendre une mesure proactive, afin de minimiser les problèmes de logistique et d'éviter de devoir abandonner des avions dans une destination éloignée.

Elle affirme que les pourparlers ont été interrompus par la faute des membres du syndicat, qui ont rejeté massivement un accord de principe généreux, qui aurait fait d'eux les mieux payés du pays, avec une augmentation du salaire net de 30 % à 40 % au cours de la première année de l'accord proposé.

Le syndicat cite les salaires, l'externalisation, les horaires et la protection contre les licenciements comme des questions centrales dans le processus de négociation.

Avec des informations de La Presse canadienne

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